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Les bras immenses comme des fusées |
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Cette nuit, la nuit est courte comme une robe qu'on porte sans y penser alors, alors... on glisse lentement vers l'été.
Arrive le moment où les sensations patinent Puis cavalent dans nos têtes sans plus toucher la peau
L’endroit s’appellerait la passe des grillons Un troupeau d’odeurs dévalerait le sentier humide Et sans pouvoir le distinguer, derrière la sapinière on le sentirait jusqu’au vieux puits de neige En demi-cercle gris profond tassé sur lui-même comme un arc en ciel emmuré Mais libre des contraintes du froid et du passé.
Arrive le moment où les voix continuent dans le silence Puis dans un no man’s land qui tanguerait pour un tango Le chant du grillon ne cesserait d’enivrer la nuit On s’étirerait jusqu’à demain Les bras immenses comme des fusées Et ce serait l’été.
21 juin 2009, 0h20
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