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Il y avait des papillons dans sa chambre
Ce soir elle avait voulu que nous montions ensemble tous les trois. Ils sont passés devant : elle d'abord, lui ensuite. Moi je suivais préférant garder mes distances : je ne me sens pas à l'aise dans la proximité. Plus à l’aise dans la sienne en tout cas. Je le regardais se pencher et sourire à ses petites histoires. Je la regardais lui raconter comme elle avait ri au plaisanteries de sa sœur aînée. Je le voyais intéressé et attendri. C'est à ce moment précis que j'ai vu les papillons. Une nuée de papillons multicolores au dessus de son lit. J'ai à peine eu le temps d’être étonnée : je trouvais cela très joli. Le bruit des ailes était particulièrement léger, à peine audible. Elle a blotti sa tête dans son cou, puis s'est recroquevillée sous les draps. Il s'est écarté et c'est moi qui me suis penchée. J'ai écouté, souri, embrassé, dit bonne nuit. J'ai traîné un peu.
L'escalier menant aux chambre se trouve dans le hall d'entrée. Le plafond y est très haut, il y a un banc posé sous la longueur du portemanteaux en bois vieilli. Une frise court le long des murs peints de tons qui se voudraient chauds. Une photo d'un toit de tuiles prise au Portugal, un tonneau ancien, une malle de voyage en carton.
En commençant ma descente, j'ai trouvé ce hall d’entrée particulièrement grand et vide. Les papillons avaient disparu.
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