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Tu es toujours là...
J’ai décroché ton nom pris dans les fils inextricables d’une toile hideuse. Là, on ment et l’on se perd, on plaisante et l’on désespère, on rattrape aussi ce que l’on crut à jamais mourir lorsqu’un jour on cessa un peu de vivre pour renaître malgré tout d’un autre désir. La vie toujours est la plus forte…
J’ai retrouvé ton nom effiloché mais il brille encore de lettres d’or. Il n’a perdu ni de son charme ni de sa beauté. Il chante comme il ne s’est jamais tu même lorsque soigneusement plié dans une poche d’amertume il parut à jamais oublié et relégué à un hoquet muet. L’espoir toujours ne se meurt jamais…
J’ai redécouvert ta vie, tes yeux et tes mystères ; je sais qu’aujourd’hui ils me sont impossibles. J’en suis pourtant l’inventeur. J’en suis le conquistador. Mais le temps a fait son œuvre… Chronos et sa houaiche, son onde profonde, son sillage impétueux ! Chronos et ses exigences que la raison enjolive même lorsque le cœur veut insinuer le contraire. Chronos et son fil impitoyable…
Tu n’es plus la même mais tu n’as pas changé. Je suis devenu un autre mais suis encore le comédien que tu connais. Celui d’une pièce encore inachevée, d’un acte tragi-comique, d’une histoire que j’aurai aimé jadis écrire avec toi mais dont il m’aura fallu toutefois creuser l’ombre. J’en garde des souvenirs improbables, une mémoire incomplète et sélective. Et ton nom à écrire pour demain ou même simplement pour rien, pour le seul plaisir de l’entendre chanter, pour celui de le lire…
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