shadow_left
Logo
Shadow_R
En salle de réadmiration
Appréciation des utilisateurs: / 10
FaibleMeilleur 
Écrit par Mireille
  
Comme à bord d’un train
Vitesse
Maladresse


Le voyage hier a glissé sur la pluie
Sous les pierres
S’est éloigné de vous
A disparu derrière l’horizon comme un soleil décapité
La terre a tourné
Vite
Maladroite
Les gens sont rentrés chez eux en famille
Ou alors seuls, avec des chocolats dans les poches
D’autres ont rangé les plats, les chaises, le soleil
Mais comment apaiser la faim, la vraie
Celle des profondeurs

Comme à bord d’un train
Trop rapide
Cette faim vous donne mal au cœur
Vous éloigne de tous à la vitesse de la lumière
Vous ne savez pas vraiment pourquoi mais
Le cœur est touché

Maintenant respirez
Vous êtes en salle de réadmiration
Ce n’était pas prévu
Un voyage à l’horizon et une autre faim vous attendent
Respirez. Soufflez. Descendez. Laissez le train s’éloigner
Maintenant commence le voyage, le vrai

L’inexploré.


Commentaires
Ajouter un nouveau
Sylviane Kerivel   |2009-04-13 11:06:52
Faudrait pas trop insister pour que j'embarque vers ce vrai voyage.
Et puis zut, trève de tergiversations, j'y vais !!
Très bénéfique ce passage en salle de réadmiration.
Tiens , cette petite écorchure, je l'avais pas avant la lecture ...

Réponse de l'auteur :

Toujours très vivants, tes mots, Sylviane. Unissons-nous afin de former un front de libération du train... train quotidien ;o)

nemson   |2009-04-13 17:04:25
de belles idées. Je ne connais pas cette ecriture... un souffle nouveau? une mascarade?

Réponse de l'auteur :

Aucune mascarade, Nemson. C'est mon écriture, la même qu'avant, sans retournement de veste ;o)

Jean de Pact   |2009-04-13 19:04:49
L'ambiguïté sans doute voulue du dernier passage ouvre des portes que chacun saura refermer si besoin est...oui, un truc frais plane sur ce texte, l'oxygène de la bombonne ?

Réponse de l'auteur :

Bonjour Jean, l'ambigüité et l'oxygène peuvent donc habiter le même univers. Merci pour ton commentaire :o)

Georges Elliautou   |2009-04-14 10:24:40
Laissons-là la grisaille ! Allons vers la lumière !
"en salle de réadmiration". Joli.

Réponse de l'auteur :

J'aime bien aussi. C'est un pied-de-nez à la tristesse, un "oui" à la beauté du monde et un "non" à l'autodestruction. Merci !

Caroline...   |2009-04-14 13:23:19
J'embarque, j'ai embarqué, ça y est, je fonce, je ne descendrai jamais plus.
Jamais plus.

Réponse de l'auteur :

Caroline tu es une femme qui bouge et qui voyage ! Chouette ! Et merci pour ton commentaire enthousiaste :o)

Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
Security Image
Saisissez le code que vous voyez.

3.20RC1-i Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."


< Précédent   Suivant >
 
   
   
   

Du meme auteur

{pv1::ds_PageNumber}/{pv1::ds_PageCount}