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Faustine avait pris le pli, dès sa plus tendre enfance, de prendre dans ses bras, les vivants comme les morts...Ceux qui s'en vont, qui hésitent, qui luttent et même ceux qui devancent l'appel !
Sa mère avant elle, fut passeuse. Guider les pauvres et les rois, de la vie au trépas, les hideux comme les beaux et même les arrogants, c'était son lot. Elle ne se plaignait pas des turbulences humaines, des désarrois et des tracas. Certains, pressés de rejoindre l'au-delà, glissaient d'entre ses doigts et partaient sans même se retourner. D'autres se raccrochaient à ses cheveux, espérant retenir ainsi une parcelle de vie.
Un jour, Hermann débarqua... Ni impatient, ni apeuré, il accueillait la mort simplement. Faustine en tomba éperduement amoureuse et chavira. Elle voulut partir là-bas avec lui, brava Satan et fit fléchir les dieux !
Ainsi, son souhait advint.
Et c'est depuis ces temps, dit-on, que l'homme craint la mort et tremble devant son mystère !!
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