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J’étais assis je portais une chemise |
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J’étais assis je portais une chemise et J’empoignais un stylo et mes jambes repliées sous ma chaise m’irritaient et je recopiais des textes blancs de femmes heureuses, des femmes qui racontaient comme ça peut être beau là bas et partout
ailleurs car d’après elles c’est par les yeux que ça se passe et J’étais assis comme tout le monde à 14H00 Et j’étais impatient car moi aussi je voulais me rendre compte et J’ai senti mes jambes sans forces Et le sang sous cette chaise sur ce carrelage c’était un vrai défi et Je veux vivre je veux y aller et J’ai attendu les yeux grands ouverts comme quand je dors Et finalement c’était une victoire que ces jambes et J’étais subjugué par tant de volonté et Je me suis levé en repoussant ma chaise sur le parquet Qui a résonné dans l’immense salle et J’ai eu peur qu’on ne m’entende Mais j’avais jamais vu personne Je suis resté immobile et aux aguets J’étais rassuré j’ai mis ma veste au dessus de ma chemise et J’ai abandonné les lettres de ces femmes aux vents de ces salles désertes et J’ai rasé des murs et j’ai traversé des pièces sans fenêtres et Encore des salles désertes et des couloirs très longs J’avais le vertige j’étais debout Je me suis perdu je me suis retrouvé et j’étais enfin dehors sur un immense parvis cerné de tours immenses J’étais dehors et quelques papiers volaient et j’ai couru après et Je les ai reconnu C’étaient les lettres de ces femmes qui racontaient la beauté Et rien que ça me contentait pour le reste
Je me suis allongé sur le ventre les yeux ouverts
Le temps écrasait
Allais je donc la désirer celle là aussi
J’ai éteint la lumière au milieu de la nuit les yeux ouverts
J'ai usé ses yeux verts
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