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D'anciennes voix qui crient autour
F. Garcia Lorca
Rêver de la tiédeur des faïences sous la morsure du soleil Notre force de chat repliée dans un corps prêt à bondir Consulter la nuit dans le regard des villages Lueurs jaunies, murs peints à la chaux Sortilèges des tissus sur la corde à linge d’un dimanche.
S’étirer doucement jusqu’au ciel, par la fenêtre Le regard plongeant dans le décolleté d’un château Engager sa mémoire sur la ligne des crêtes de la Sierra En saison des nuages. S’étirer en pensant à la douceur Au fond d'une tasse bue trop vite Ou d’un poème de Lorca Près de la fontaine bleue et blanche Une odeur de froid le soir quand on ne l’attend pas Et ce sourire qui aime en allumant les yeux de la nuit Dans une bougie.
Après, chercher à tâtons dans le noir, chercher Quand la ville est tranquille L’histoire des gens qui traversent la peau, la chair, l’ombre Puis viennent se loger dans le cœur Une balle On meurt.
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