shadow_left
Logo
Shadow_R
La Ville est tranquille
Appréciation des utilisateurs: / 7
FaibleMeilleur 
Écrit par Mireille
  
D'anciennes voix qui crient autour

F. Garcia Lorca




Rêver de la tiédeur des faïences sous la morsure du soleil
Notre force de chat repliée dans un corps prêt à bondir
Consulter la nuit dans le regard des villages
Lueurs jaunies, murs peints à la chaux
Sortilèges des tissus sur la corde à linge d’un dimanche.

S’étirer doucement jusqu’au ciel, par la fenêtre
Le regard plongeant dans le décolleté d’un château
Engager sa mémoire sur la ligne des crêtes de la Sierra
En saison des nuages.

S’étirer en pensant à la douceur
Au fond d'une tasse bue trop vite
Ou d’un poème de Lorca
Près de la fontaine bleue et blanche
Une odeur de froid le soir quand on ne l’attend pas
Et ce sourire qui aime en allumant les yeux de la nuit
Dans une bougie.

Après, chercher à tâtons dans le noir, chercher
Quand la ville est tranquille
L’histoire des gens qui traversent la peau, la chair, l’ombre
Puis viennent se loger dans le cœur
Une balle
On meurt.


Commentaires
Ajouter un nouveau
Jean de Pact   |2009-04-06 10:56:01
Très bonne chute après une carte postale qui a su éviter les clichés... Bien bien !

Réponse de l'auteur :

Eh bin j'apprécie ton commentaire car ce que tu écris, c'est un peu ce que j'ai voulu faire. Merci :o)

Hervé G.   |2009-04-06 12:20:48
La mort ou les morsures, pour quelques uns ne sont que des rayures du verni... l'architecture reste, solide et magnifique.

;o)

Réponse de l'auteur :

Tremblement de terre ou pas, elle tient et se dresse, sans altération du "sacré"... merci Hervé, pour "la ville est tranquille" de Guédiguian, aussi (petit clin d'oeil... ;o)

Sylviane Kerivel   |2009-04-06 22:21:52
Je meurs, enroulée dans ce chandail de mots que les pierres ont patiemment chauffé ...
Et je garde cette balle dans mon coeur.

Réponse de l'auteur :

Eh bin Sylviane, tu n'as pas peur et tes mots le prouvent. Merci pour la beauté de ton commentaire.

Caroline...   |2009-04-06 23:28:13
Oh j'ai la chair de poule de la première à la dernière ligne, je ne sais pas pourquoi et je m'en fiche, je vibre aux mots et c'est tout ce qui compte, j'ai l'impression de boire un verre d'eau fraîche.
Pas froide.
Comprenons-n ous bien.
;-)

Réponse de l'auteur :

Oui Oui Oui, on te comprend, on te reçoit cinq sur cinq. Merci Caroline, pour les frissons vécus : faire vibrer quelqu'un, c'est top quand même :o)

Georges Elliautou   |2009-04-07 10:48:21
Une force poétique.

Réponse de l'auteur :

Garcia Lorca serait heureux. Merci :o)

Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
Security Image
Saisissez le code que vous voyez.

3.20RC1-i Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."


< Précédent   Suivant >
 
   
   
   

Du meme auteur

{pv1::ds_PageNumber}/{pv1::ds_PageCount}