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Écrit par José Verleyen
  
« Larmes banales
Qui m’avez nui
J’ai des labiales
Le sang durci » (Verjo)





As-tu jamais entendu comme pleure la neige quand elle fond ?
Combien sont longs ces sanglots, ces pleurs de l’éphémère, combien est puissant ce torrent de larmes !
As-tu jamais croisé le regard de la nuit et saupoudré d’étoiles l’intérieur de tes yeux ?
As-tu un jour aimé le réveil à l’aube émerveillée au toucher d’une main ?
As-tu jamais perdu un être plus que cher ?
Pleurer comme la neige hier immaculée
L’éphémère et la douleur.


Commentaires
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Sylviane Kerivel   |2009-04-05 18:16:08
Me laisser embarquer au torrent maudit de ces paroles, qui creusent le lit d'un chagrin bien trop grand ...
Mais la lumière n'a pas totalement disparu, enfin, je crois.

Mireille   |2009-04-06 09:28:28
Grandes questions...

Le printemps s'oppose au blanc immaculé. On est sensible aux pollens, les couleurs éclatent dans toutes les variations possibles, les couvertures (y compris celle de la neige) disparaissent. La sève monte à nouveau, direction le soleil. C'est bien, c'est fort. Pleurer ? Oui. Texte triste.

Georges Elliautou   |2009-04-07 10:42:06
Un romantisme aux images fortes.

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