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De quelques bouquets…
Juste nos souffles agités pour calmer la touffeur de la mi-août… Des hoquets de rires qui galopent partout, surtout là où… Une goutte de liqueur de fleur de ton cœur à mon cœur, Pour le lancement réussi d’un nouveau jour, Bonjour, mon bel amour …
Un matin de velours, Au bout d’un long couloir carrelé, Avaler un moka glacé à goût de ténèbres Parfumé d’une pincée de jasmin blanc, Avec l’infirmière, qui a l’air si gentil… Une cuillère de baisers pour sucrer Ton départ de l’autre côté du temps, Adieu mon prince charmant.
Puis, le noir, le foutoir. Le quotidien qui tient à rien, L’ennui qui pourrit, Les déboires des soirs avec fards, La foire à ne pas croire, de plus en plus tard… Un éclair de raison, une fourchetée de décisions, Une douzaine de résolutions caressées, mâchouillées, Abandonnées, oubliées.
Quelques séductions mi-préméditées mi-improvisées Rebrodées de la soie jaune et rouge du mensonge. Des attaques surprises, des défenses fictives… Un travail de deuil brodé de petites rides profondes.
Puis dans le lointain d’un matin anodin… Une épaule rembourrée Sous un menton carré… J’allonge le cou et tend les bras, Alanguie entre cœurs et pétales, Je me laisse enjôler sans réfléchir, Lascive entre draps et sépales, Je m’envole sur un nuage de soupirs, Amoureuse, captive, heureuse.
Avec au profond de mon cœur, Une petite boule de douleur Comme un bouton de fleur.
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