|
et un mari à l’hôpital…
Bon, mon mari est à l’hôpital. Enfin seule ! Les domestiques logeant hors de la maison de maître, je vais pouvoir accueillir des hommes, des vrais ! Ils viendront de nuit. On baisera comme des malades. La fête, quoi. Parce que mon mari, ce n’est ni Adonis ni Héraclès. C’est un bonhomme chétif, aussi peu porté sur la chose que j’en suis folle. Je suis obligée de tout faire moi-même. Et quand il parvient enfin à un semblant d’érection, c’est toute une affaire que d’introduire sa verge dans mon vagin. Il faut dire que je l’ai épousé pour son argent. Son argent… C’est à cause de celui-ci que je ne peux le tromper. Chaque fois que je sors, un sale con est collé à mes basques. Et pour s’en débarrasser, bonjour !
Je suis très belle. Et j’ai le feu au cul. C’est pour ça qu’il ne me fait pas confiance. Quant à me faire suivre… Mais il va me laisser tranquille un bout de temps. Il est à l’hôpital. Que je vous raconte. Hier, j’ai commis tant d’extravagances qu’il a en eu une attaque cérébrale. Je suis rentrée avec ma bagnole bourrée de robes et autres fantaisies. Un trou abyssal dans son compte en banque. À la vue de mon enthousiasme, il s’est effondré. J’ai appelé le SAMU. Je tiens à lui… à son argent. S’il meurt, ce sont ses enfants du premier lit qui rafleront la mise. J’aurais tout juste de quoi ne pas vivre dans la rue. Nous sommes mariés de trop fraîche date pour être son héritière. Voilà. Espérons qu’il sorte de l’hosto assez diminué pour ne plus m'emmerder.
|