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marri
Je me sais généreux sans être trop stupide Et pense que "l'amour me brûle de ses feux" Tout en gardant raison pour que rien de fâcheux Ne provoque un remous dans mon âme limpide.
Je me dis : Il fait beau, ma maîtresse est splendide, Mes amis les plus chers coulent des jours heureux, La ville sent le lilas, nul regard n'est terreux, Mon corps est mince et fort, mon cœur toujours candide.
Tout cela je l'affirme en accordant mon pas Sur celui d'une épouse, au sortir d'un repas À l'ombre des rideaux d'une double-fenêtre.
Et je serre des mains, soulève mon chapeau, Me redresse à demi, fait semblant de paraître En traînant une chaîne au milieu du troupeau.
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