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Les rots de joie collés au palais |
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J'ai le béguin pour two thousand and nine. J’ai une fibre. Une vibe. Un cri unanime. J’ai des rots de joie collés au palais. Ça fait mal. Ça congestionne. Faut qu’ça sorte tous ces Hmpff, faut qu’ça crisse comme des paquets de chips sous mes doigts. J’embarque. J’ai l’âme ciselée, taillée au cordeau, nettoyée au plumeau. Putain, on fait partie de l’Histoire, non ? C’est con mais on pourrait finir par en douter vu tout c’qu’on entend sur le monde. Ils veulent nous pourrir le paradis ? Eh bien ?!!! Oui ? Non ? On fait partie du cri de désespoir généralisé oui ou non ? Soit, nous en serons les voyelles et nous pisserons des I majuscules dans les neiges de juillet, qu’en dites-vous ?
Je lui fais : j’ai le béguin pour two thousand and nine, mon sucre, mon miel, mon ovocyte. Elle sourit. Elle aime bien quand je suis bien. Elle adore quand j’me marre. Il fait froid dehors, c’est ça qui me rend joisse. Une putain de caillante à pas traîner dans les rues avec les doigts mouillés. La ville fume de froid. On bifurque sur l’avenue de Rome avec la poussette et le pique-nique dedans, à la place de la gamine. En réalité, on arrive pas à faire un enfant, mais on a acheté une poussette en attendant.
Je lui ai dit : on va pique-niquer au square ? Par un temps pareil ? Elle m’a fait Aboule le jambon j’ai dit et on a tracé.
J’avais juste oublié que le square est rempli de balançoires remplies d’enfants remplis de joie, remplis de putain de bâtons de dynamite de joie.
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