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Pas vraiment ce que je voulais te dire |
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Se faire sa petite révolution en se grattant les croûtes dans les cheveux. Rentrer du bois. Front contre front après le coït, jeter un œil au réveil matin. S’apercevoir de l’heure tardive, se passer un doigt au niveau du scrotum. Enfiler un jean ou deux, une chemise, un blouson, faire ronfler le moteur, insister, enclencher la clé un peu plus loin que d’habitude, accélérer comme un malade, dégivrer le pare-brise. Prendre la petite à la crèche. L’asseoir sur une petite chaise en bois. Lui expliquer : Pourquoi faut enfiler des chaussons à l’intérieur, pourquoi faut pas mater les clochards dans les yeux, pourquoi faut pas réclamer, pourquoi faut pas hurler, pourquoi faut être gentille avec les trisomiques, gentille mais pas intrusive, pourquoi vaut mieux, globalement et en toutes circonstances, fermer sa gueule. Rentrer. Se fourrer trois pilules en plastique dans le cul parce qu’on se sent tendus. Au bout du bout. Du fil. Du rasoir. Trois pilules. Une pour la môme. Une pour toi. Une pour moi. A notre santé.
En profiter pour être calme un instant.
S’endormir. Rire en dormant. Retirer sa montre en pleine nuit sans s’en apercevoir. Détourner la cible des rêves. Se réveiller.
Fumer. Roter. S’insurger. Se lécher les pattes comme un chevreuil blessé. Disparaître sous un fourré d’ennui. A bord d’une auto. A bord d’une vie. D’une solitude méticuleusement partagée.
Aller mourir plus loin. A trois.
Ça fait moins mal.
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