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Le jour de tes dix-neuf ans. Pompé à mort par quatre adolescentes qui chantaient HAPPY BIRTHDAY. Tu racontais de belles choses à leurs cheveux quand. Le téléphone a sonné : « Salut c’est maman. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire. Noyeux janniversaire. »
T’as toujours été ce type aux insomnies pastis. Quelque soit l’heure où tu te réveillais. T’avais la gueule à l’anis. Ce type plus ou moins reflet miroir de tous les autres types. Genre chemise à carreaux. Genre Kurt Cobain animal. Plus ou moins déformant miroir. D'ailleurs. Plus ou moins fiable et récuré. Le miroir. Les ongles. L'imbécilité. L'absolu manque de perspective. On est tous persuadés d'être les rois de l'illusion. Entendons-nous bien. Sur ce point en tous cas.
Ce jour là. Le jour de tes dix-neuf printemps. Pompé à mort par quatre adolescentes qui chantaient HAPPY BIRTHDAY. Tu racontais de belles choses à leurs cheveux quand. Le téléphone a sonné : « Salut c’est maman. Joyeux anniversitaire. Noyé anniversaire. Noueux anniversaire. »
Sur ton matelas pneumatique au bord du monde, tu t’es mis à chialer. L’envie de Pastis fait pleurer. Serre la gorge. Inonde les yeux. Soulève le cœur. Râpe le palais. Tu voulais pas donner l’impression de fuir mais t’as raccroché. T’as appuyé sur OFF et ta mère est morte.
Une bonne fois pour toutes.
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