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Elle est sournoise et ne se présente jamais quand elle arrive. Elle s'installe et entame son travail de démolition sans se préoccuper de quoi que ce soit,surtout pas de moi.Elle ne doute jamais. Quoique! il suffit parfois d'un petit rien de 1,8 kgs.
Assise, seule, au bord de mon lit, Les yeux dans le vague, Je laisse mon imagination vagabonder, Soucieuse de la plus simple immobilité. Mon petit chien est là, assis devant moi, m’observant, le regard inquiet. A quoi peut-il bien penser ? Est-il apeuré de me voir inactive ? Je le regarde sans le voir, mais il ne réagit pas. Je souris ! Alors il pousse un petit cri et remue la queue, rassuré. Il semble comprendre mon trouble Et ce douloureux combat que je mène avec moi-même. Comme pour me réconforter, il penche sa petite tête d’Ewok Et je crois l’entendre me dire : « Allez, viens en ballade! » « Le grand air te fera du bien ! Je suis là, n’aie pas peur ! » Je crois lire en lui comme dans un livre ouvert ! Mais je suis seule, transie, assise au bord de mon lit. Un petit cri me fait tressaillir. Bon, d’accord ! Allons-y mais pas longtemps Car le cœur n’y est pas et l’inactivité me requiert. De joie, il court chercher sa balle bleue Et la dépose entre mes pieds nus. Mon corps est lourd, immobile Et je me sens si bien assise au bord de mon lit ! J’ai tant envie de lui faire plaisir, Et j’ai tellement envie de rester ainsi en panne au bord de mon lit ! Je me sens si bien dans ma léthargie. Et mon corps me dit la même chose ! Quoique ! Quelque part au tréfonds de moi une petite voix ! Que dit-elle ? Mais que fait-elle ? Quel est ce ressort qui me fait me lever ? Pourquoi mets-je mes bottes ? Et mon manteau ? Tiens, que fait sa laisse dans ma main?
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