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Quand le petit pois devient un souvenir de poids... |
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C’était aussi un jour d’épreuve des JO.. C’était ceux de Montréal.
1976...Y'a prescription !
Un petit pois tombe du tilleul, il fait chaud, je regarde Nathalie qui dort sur le matelas pneumatique à l’ombre de l’arbre centenaire. Maman fait la vaisselle en écoutant Pierre Bellemare à la radio racontant une de ses histoires qui font peur, j’essaye de me concentrer sur mon Mickey Parade, mais je ne peux m’empêcher de tendre l’oreille et d’entendre à demi mots l’évocation d’un carnage campagnard au siècle dernier. Je pense qu’on est à la campagne nous aussi, mais les muscles de mon père qui jonglent avec les brouettes de sables et les seaux de bétons qu’il extirpe de la bétonnière pour finir la murette me rassurent. Qu’on nous attaque et ce sera un massacre : je suis prêt à l’aider ; je sais ou il range la faux qui lui sert au printemps pour faucher les herbes hautes. Je suis certain de savoir m’en servir pour décoller les têtes des assaillants.
Un autre petit pois tombe du tilleul. Nathalie se lève sur un coude et me propose un tour de vélo. Maman, a terminé la vaisselle, je n’ai pas entendu la fin de l’histoire de Bellemare, je trouve son idée génia-a-a-le !
Nous roulons sur la petite route qui mène au Drac. Nos vélos encaissent de plus en plus difficilement les galets qui succèdent au goudron de la route. Nous les posons contre un if, nous avançons dans le lit de la rivière anémique.
-Nath ? -Oui ? -Tu, heu, tu aimes les Rubettes ? -Oui mais je préfère Elton -Elton ? -C’est pas grave. Tu veux m’embrasser ? -Avec la langue ?
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