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C’est à Beni-Saf, Ghar-el-Baroud Les couleurs sont mangées par la lumière La terre est sèche et pauvre comme un regard de mourant…
On dit que les figuiers de barbarie forment une haie de protection autour de la maison D’ici je la distingue à peine, ses murs délabrés, son toit bas et plat Le linge devant qui danse sur un fil.
C’est une femme forte aux cheveux noués dans un chèche longue robe et sandales usées De toutes ses mains, elle porte les seaux d’eau à la maison
Son ombre solaire déborde de la page et vient toucher ma main.
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