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Amour fusion, Amour qui se décline, en une gamme complexe de sentiments et de pulsions... Des caresses aussi, que ses mains expertes me prodiguent et qui font la jouissance de voyeurs avertis...
Elle entre dans la pièce et son déplacement m’est déjà caresse. Je suis son objet, sa chose, mélange incestueux d’enfant et créature. Son regard me dépouille, m’enveloppe, me transperce. Elle s’approche, fait glisser doucement au sol la couverture, et me voilà offert en mon plus simple appareil. D’une main douce, experte, elle s’empare de moi, et dicte la position. Je la suis, sans émettre encore, le moindre bruit, l'amorce d'un râle. Aucun mot ne vient corrompre le rituel de l’installation. C’est ainsi entre nous, c’est ainsi que l’on joue, que l’on se trouble. Je suis alors le dos entre ses cuisses.
Résonne en moi, encore si fort, l’émoi précédent. Elle ajuste et raffermit la prise, la première vibration n’est qu’à un doigt du spasme, qui ne va manquer, entier de m’agiter. Cupidon me trouble. D’un étrange archet, il a fait de moi, cœur de bois et âme de fer, un docile esclave qui tremble et se consume aux frôlements, aux frottements de ma belle. Mais elle sait aussi être sauvage, violente, s’engager sur les ondes de la déraison. Je tremble alors de plus belle, et sous son trait de crin, quand sa tête s’enfièvre, étrange sarabande, je sais qu’il m’est interdit de trahir la gravité de sa caresse.
Puis tout s’apaise. Sa pression alors, redevient douce, maternelle. Elle me recouche en mon couffin, place l’archet dans sa housse et toute douce, va rejoindre son conjoint, qui jamais ne manque, une répétition de son amour de violoncelliste.
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