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---Et si l’on en parlait sans gène, après tout nul n’est parfait…
Il en est des gros, des sonores des biens musclés, des qui s’imposent et que l’on ne peut renier. Il en est des pionniers, un rien aventuriers qui s’expriment sans gène au détour d’un chemin ou en un endroit où jamais on ne les attendrait. Il en est des épais, des consistants, des imposants, des presque parfaits, qui vous submergent et requièrent la dignité. Il en est des timides, des pas assurés, des discrets et contrits que l’on garde confits et qui s’échappent bien malgré vous poussés par l’émotion trop forte à dominer, des dont on rougit et regrette immédiatement de les avoir révélés… Il en est d’émotifs, sentimentaux, roucoulants, insonores, inodores, un zeste Saint Valentin, qui font sourire son auteur discret. Il en est des pompeux, pétaradants, feux d’artifice du 14 Juillet, que l’on proclame et revendique, qui éclatent au grand jour dans les cris et les ris, vous posent un homme et vous ragaillardissent, peu importe leur odeur ils sont en sainteté… Il en est des rageurs, rocailleux, grondants et redondants, empreints des sonorités paysannes de cette époque d’antan aux garbures hivernales, huilés dans l’alcool et nourris de féculents, qui nous font regretter le vécu de nos parents… Je préfère les tendres, les gouleyants, les sincères et caressants, les désirés qui s’expriment sans emphase, qui font ressentir par moments qu’il est bon d’être sur terre…
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