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Transformation programmée d'un paysage |
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L’occasion fait le larron...
Latéric renifle l’air froid en avalant du même coup un long trait verdâtre de cette morve qui prolifère dans ses sinus ; cela lui donne un sacré haut le coeur qui lui fait voir de près les étoiles et manque d’un rien de répandre ipso facto la vinasse mâtinée d’un mauvais flacon de rhum avalé en guise de petit déj’. Un truc, un machin, une anomalie, une bizarrerie dans le sinistre paysage de son quotidien lui attire pourtant l’oeil. Il ne saurait pas dire quoi exactement. C’était comme dans ces jeux qu’on lui faisait faire quand il était mouflet, dans les dernières pages du journal, juste après les pronostiques pour le tiercé. S’agissait de trouver les sept différences et il callait presque toujours à la fin. Il ferme les yeux, comme pour réinitialiser le système, les rouvrent, les ferme encore puis affronte le terrain vague figé dans sa laideur hivernale. Et puis l’évidence ; un putain d’obus ou plutôt une bombe. Ouais, une sacrée salope de bombe vert-olive qui venait de rouler du talus suite à ces deux semaines de flotte en continu sur la ville. General Purpose, c’est normal comme inscription sur un truc pareil, 250 kg, jolie fifille ! Latéric crache un long jet glaireux en se grattant l’entre jambe, dessoulant d’un coup d’un seul, cherchant comment faire pour cacher et faire jouir au bon moment cette jolie dans le cabanon, là où Roger va toujours pioncer quand il a fini de se farcir Gina, sa Gina qui qu’a jamais su dire non...
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