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Le poisson, c’est la santé |
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à consommer avec modération
Je suis assis sur une chaise dont un pied vient de lâcher. Je ne vais pas retirer mes chaussures parce que mon chat a traversé la route… Ma tante est soûle sous ma tente. Deux œufs sur le plat me regardent. Le soleil se fracasse contre les barreaux. Bientôt fleuriront les vertes et les pas mûres. Il neige des feuilles mortes sur ce qui m’incombe. Attention ! je tombe dans le sens commun. Passer à travers est un choix. Que l’on réserve le désert au tout-venant est la victoire du lucre sur le seul. Le ciel qui traverse la fenêtre vient se poser sur mes genoux. Plus besoin de réfléchir pour le miroir… Le fruit de cet arbre est le pendu. Il est l’heure de remonter la pente. Bientôt viendra le loir. Une vache broute des bottes en chassant les mouches. Une infime relation n’est pas superflue. Il suffit de guetter dans la barrique la part des anges. Le Paradis est fermé pour cause de décès. Et je n’ai pas la clef de sol des chants ! Mon briquet est à l’heure. Une fumée aménage dans mon crâne. Elle est en retard malgré sa minijupe. Un hérisson me caresse dans le sens du poil. Et la girouette grimace. Jamais je ne monterai au Ciel. Ce n’est pas le ver de terre qui me fera la courte échelle… Si je partais en vacances, je marcherais sur la dune. Pourquoi ne pas demander un verre au poète maudit ? Mais sa bouteille d’encre est vide. Pas comme cette plage couverte de pattes de mouche. Les quinzecents me regardent de travers. Si je les ignore, ils mangeront la fin.
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