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Quand je suis dans tes petits papiers.
Ces petits bouts d'amour que tu me laisses, jour après jour. Ces petits papiers jaunes ornés de tes arrondis mauves. Tous les matins, quand je me réveille, posté sur ton oreiller ce "Bonjour mon amour, je t'aime" pour lancer ma journée. Et quand je me traine à la cuisine, sur la porte du frigo "Ouvre, une surprise pour toi, tendres esses". Parfois sur la table du salon, tu me laisses, enveloppé dans du papier kraft et attaché par une simple ficelle, un cadeau, pour me remonter le moral, un stylo, une montre, une peluche, un coeur en mousse, et un petit "A toi qui seul peut me rendre heureuse, merci". Partout dans la maison, tes petits mots décorent les murs, les meubles, une façon de rester ensemble quand tu vas travailler. Tous les matins, je prends mon petit-déjeuner, en repensant à notre nuit, à ton corps contre le mien, à nos baisers bavards. Tu ne me reproches jamais rien, tu m'aimes sans te plaindre.
Un de tes mots sur le journal aussi, "Une annonce pour toi, page 24, je l'ai encadrée, bouge toi mon coeur". Tu vois, j'ai gardé le journal. 18 mars 1999, et j'ai gardé tous tes mots, tous ont repris leur place d'origine, tu vois, je suis toujours sans emploi, tu vois, tu n'es toujours pas revenue, tu vois, je vis toujours avec toi.
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