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...j’aspirais à autre chose !
Je vendais alors des aspirateurs en faisant le porte à porte dans les banlieues friquées du nord de Boston la puritaine. J’avais la technique, le baratin qui allait avec et c’était pas rare de voir mon polaroïd dans le cadre réservé au vendeur qui avait fait le meilleur chiffre du mois. Robert Jr, le fils du fondateur de la boîte m’avait à la bonne, parce que je faisais du chiffre, mais aussi parce que je lui racontais par le détail mes bonnes fortunes avec ces dames qui trouvaient le temps bien long tandis que leurs maris se secouaient la couenne et les neurones dans les banques, les bureaux d’études, les compagnies d’assurances du centre ville.
Remarquez, j’avais pas besoin de forcer le trait parce que, sans me vanter, si je faisais autant de chiffre c’est que je mouillais la chemise, et pas que la chemise, hein, vous voyez ce que je veux dire !
En même temps, je leur rendais service à ces dames ! Avec deux heures de périphérique tous les jours dans les pattes, avec le stress du boulot, leurs chéris accusaient une certaine baisse de régime le soir, alors que moi j’arrivais en milieu de matinée, frais et dispo, rasé de près, et surtout les moutards étaient à l’école.
Jr me demandait souvent s’il y avait un clébs, un système d’alarme chez ces, heu, clientes. Comme il avait des parts dans une société de surveillance, je croyais qu’il se rancardait pour son listing client ; à y repenser inspecteur, il bandait souvent en prenant des notes.
Merde alors...
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