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Puissiez-vous tous connaitre la félicité...
La pénombre devient plus profonde, avalant ombres, couleurs et reliefs, gommant les aspérités. Je n’ai pas encore allumé l’halogène simplement pour que dure cet instant magique où les chiens s’inclinent devant les loups… à l’image de l’amante qui se tait, s’accrochant désespérément à son compagnon afin de le garder le plus longtemps possible en elle… J’aime ce moment où le soleil n’est plus, où la nuit s’annonce sans toutefois se dévoiler complètement, chargée de promesses pour ceux qui s’apprêtent à la traverser les yeux grands ouverts. Nuit paisible où le silence règne en maître, pour peu que les verrières restent closes. Je savoure l’instant où les lumières de la ville envahissent l’espace, aspirant ma conscience, refoulant mes fatigues et mes peurs… Demain est un autre jour, et à chaque jour suffit sa peine. Pas de musique, rien… Juste cette relation qui s’établit entre une ville qui s’endort et un esprit avide de ce néant que seule Paris est capable de m’apporter. Ouvrir la baie, recevoir en pleine face cet air empoisonné de vie, se noyer dans la cacophonie qui monte du sol, inonde les étages et meurt en tentant de caresser les étoiles. Une main se pose sur mon épaule, un sein se presse contre mon dos, une bouche frôle mon cou…
J’ai deux amours Ma Lucie et Paris… Par elles toujours Mon coeur est ravi
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