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Pas simple…
Et voilà ! Je suis au pied du mur. Ma « fiancée » – s’imagine-t-elle -me rappelle qu’elle me réserve sa virginité et me prie de lui faire parvenir une demande en mariage manuscrite. Elle n’exige pas le notaire. C’est toujours ça. Mais elle me somme de lui envoyer par retour de courrier une lettre recommandée avec A.R. spécifiant mon intention sous forme d’un engagement immédiat et éternel. Sinon… Quelle candeur !
La quinquagénaire du moment, qui m’a arraché la lettre, se tord de rire sur la couche aux draps froissés suite à une nuit torride. « Est-elle innocente ! s’exclame-t-elle. N’a-t-elle pas compris que tu es le dernier des salauds ? Que son hymen qu’elle te préserve sera défoncé sans autres précautions que celle du préservatif. Car tu redouterais de lui faire un enfant. Je ne te vois pas partir au travail chaque matin pour nourrir ta famille. Tu as trop à faire avec les dames d’âge mûr qui te paient pour jouir. Tu n’es qu’un gigolo ! »
Furieux, je me tourne vers elle. Sa chair avachie sur le lit est agitée des dernières vagues de l’hilarité. Puis je reviens à la raison. L’une est riche. L’autre est pauvre. L’une est vicieuse. L’autre est pure. L’une est laide. L’autre est belle. D’une beauté à damner le saint que j’aurais voulu être.
Que vais-je choisir : l’amour de l’argent ou celui de la beauté ? Quant à l’Amour… Pourquoi ne pas étrangler cette richarde ? Me retrouver en prison pour me libérer des sentiments ?
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