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à rêver d'un hamburger sauce blanche pendant 21 heures |
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Faut être moche pour écrire des histoires comme ça.
Elle a remballé mon bouquin dans son sac à main.
Vraiment très moche.
Moi j'avais rêvé d'un hamburger sauce blanche pendant 21 heures.
Elle a pris l’allée centrale, a ballotté son cul et son sac à main de concert ; aussi petits l’un que l’autre ; aussi tendus.
Elle avait 27 ans, une robe bleue, la peau en constellation de mica.
De derrière c’était saisissant.
J’eus l’impression que ses chaloupes vertigineuses déséquilibraient le vide de l’instant et l’en remerciai en silence.
En ce qui me concerne le choix était fait. J’optais pour le sac avec mon bouquin dedans. Son cul en général me laissait froid et tremblant de rage.
Maintenant elle apparaissait à la lumière.
Exempte de tout reproche, la lumière. L’astre était sec. Des perroquets à tête bleue voletaient près des hublots.
J’avais dormi pendant les 21 heures de vol. J’avais rêvé d'un hamburger sauce blanche.
Alors qu’elle descendait l’escalier vers la piste, un jumbo-jet décolla.
Elle posa le pied sur le tarmac et accéléra le pas vers l’aérogare.
Elle faisait la gueule. Son sac et son cul valdinguaient.
Elle ne me pardonnait pas cette fois et me le faisait comprendre dans le cliquetis de ses hauts-talons.
C’était dégueulasse d’écrire des histoires comme ça sur les pauvres gens.
Et encore plus gerbant de les lire.
J’avais la bouche poisseuse de mon rêve de hamburger et je préférais mille fois le cul des avions au sien. Je ne savais pas quoi dire.
J’avais 44 ans nom de dieu.
Elle a été aveuglée. Elle a pas eu le temps de tourner la tête.
Un jumbo-jet en prenant son élan l’a soulevée comme une feuille.
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