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à force d'écrire des histoires de couples en septembre... |
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J'ai choisi un vieux poème (pardon) et poursuis le cycle initié par Mobert en cette rentrée littéraire, merci à toi Mobert
Les livres que je lis Ne sont plus aussi forts
La poésie a perdu son goût
La foutue poésie ne s’en remettra pas Elle a roulé avec nous au fond du vide
Et c’est sous un soleil radieux que je conduis Ma femme et ma môme endormies à l’arrière Et c’est un peu comme si on m’arrachait le cœur ce soir La joie et le peu d’humanité qu’il me reste Sur le bord de la route un chien s’est enroulé et suffoque Quelque chose me dit qu’il est en train de crever Il a juste réussi à se traîner là Ses paupières clignotent Son ventre aussi se vide avec les secondes Et tout cela nous est caché par les herbes La buée sur les vitres
On roule, on roule sans trop faire attention
J’ai depuis longtemps passé le jour Où en regardant au fond de tes yeux (Et il fallait me pincer pour y croire) Je n’ai rien vu Rien qui avait la force de ces vagues d’incompréhension Alors ce matin-là je suis resté un peu à somnoler Je me suis étiré en écoutant les oiseaux et le bruit du vent et la pluie tomber des étoiles Tu t'es tenue à l’écart Tu t'es trimbalée de droite et de gauche Qu’est-ce que tu fabriquais comme ça à travers notre maison avec ton envie de vomir ton mal au dos tes gémissements tes essoufflements ? La môme s'est mise à me taper dessus Elle me regardait droit dans les yeux Elle fronçait les sourcils Elle me martelait le visage A un rythme effréné Je me suis levé Je n’ai rien vu de plus
Rien qui avait la force de ces vagues d’incompréhension
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