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A force de m’entendre dire que j’avais un petit pois dans la tête je me suis dit qu’il serait temps de lui demander son avis à ce petit pois là.
Ce n’est pas simple de communiquer avec un petit pois. Je lui ai dit, salut, comment vas-tu, mais il ne m’a pas répondu. Je me suis dit la poisse, s’il n’y met pas du sien on est mal barrés pour communiquer. Remarquez, lui s’en fout, c’est du moins ce que j’ai cru au départ. Je me suis dit, je vais le mettre au défi. Tu n’es pas chiche petit pois de me parler. Et là j’ai entendu une voix qui me répondait, tu parles ! Alors j’ai compris. J’ai compris que je me parlais à moi-même, que le petit pois, en quelque sorte, c’était moi. Alors, ravi, il s’est mis à me parler, m’expliquant la complexité de la pensée. J’ai trouvé ce petit pois très intelligent, je le lui ai dit et il m’a répondu merci. Mais alors, nous étions deux, car je l’entendais distinctement, ce qui remettait en question le début de notre conversation. Je le lui ai dit mais aussitôt j’ai senti qu’il se renfermait sur lui-même, Je le décevais. J’ai essayé de me rappeler ce que j’avais compris mais rien à faire, c’est lui qui est intelligent pas moi. Je me retrouve seul avec un petit pois dans le caillou. Un petit pois dont je ne sais ce qu’il fait là, ce qu’il me veut. Quand je le raconte aux autres ils se rient de moi et de mon petit pois, pourtant ce sont eux qui m’ont appris à le connaître. Je bous d’impatience de pouvoir lui parler à nouveau. Je sais qu’il regrette lui aussi, mais c’est à moi de trouver la solution. En attendant je me sens un peu ramolli du cerveau et mon petit pois est ben marri.
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