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Hilary tourne en rond. Quelle banalité, me direz-vous ! Mais il est toujours très dangereux de laisser ainsi une tueuse désœuvrée, telle une chatte qui ne pourrait plus se faire les griffes.
- Dis tonton ! - Quoi ma chérie ? - Je m’ennuie. - Va voir Mimi, faites des cartons ensemble. - Elle boude. - Comment ça, elle boude ? - Depuis notre petite fête chez Ming elle me tire une tronche comme ça. Parce qu’elle n’a pas pu s’amuser. Tonton, on veut flinguer, s’il te plaît ! - On ne peut pas flinguer à tout bout de champ, Hilary ! - Pourquoi tonton ? - Ca lasserait le lecteur. - Mais on s’en moque du lecteur, tonton s’il te plaît ! - Ca suffit Hilary ! Quand je dis non, c’est non ! Mimi fait son entrée. Elle reste campée dans l’embrasure de la porte, à contre-jour. - Te voila, toi ! Un sifflement suivi d’un « Tchoc ». Tonton se retourne pour découvrir une lame effilée fichée dans la boiserie juste derrière lui. Elle n’est pas passée loin celle-ci se dit-il en se frottant l’oreille. Faisant face à nouveau aux deux donzelles. - Non, mais ça va pas ! Vous… Deux magnums, gueules béantes, frétillent dans les mains d’Hilary qu’est venue rejoindre Mimi, - Ok ! Les filles. Vous avez carte blanche. Allez-y, flinguez qui vous voulez mais faites le avec parcimonie, avec application. Ne galvaudez pas notre art et gardez-en pour plus tard. - Promis, tonton ! Répondent-elles en chœur, toute émoustillées. Seul, Fernand réfléchit. Ces deux là lui échappent, dents longues et mains fébriles. Dans le tiroir du bureau, un Walther P22. Avoir le temps de le sortir, le doute est permis. Le plus sûr, les dresser l’une contre l’autre. Fernand Sourit.
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