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L’histoire semble commencer avec une carte reçue (en fait, l’histoire est bien plus antérieure encore).
Un dessin, d’un trait, à l’encre de Chine, comme la rive d’un fleuve ou d’une mer intérieure, une ligne en courbes, en douceurs. Une silhouette de non-dits en tracés longilignes, une femme dessinée sans rature ni rupture (en un trait) avec, juste décoiffée pour éviter la ligne de son visage, des gribouillis d’encre noire sur la tête, une mèche peinte qu’on voudrait soulever d’une main curieuse et amoureuse, en tendresse.
Mais l’histoire est plane, en papier, à deux dimensions, en une esquisse continue, en noir et blanc. De nos jours, cela ne suffit pas pour modeler la flamme rouge et chaude et dansante d’une passion dévorante.
Pourtant, à vrai dire, ce faire-part est une belle promesse de commencement. Sur le papier, on dirait bien que Ligne n’attend que ça.
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