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Aux cheveux châtains qui chutent
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Écrit par Mireille
  
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… Un peu d’air brûlé traverse la moustiquaire
Des grillons cachés vont prendre le relai

Alors, le soir est à l’introspection
Aux cheveux châtains qui chutent sur les yeux
Sombres soleils de noisetiers, marrons du feu

Alors, la nuit écrivain trace ses tatouages de baisers sur la peau
Lentement, une nuit blanchit pour un sommeil à l’aire de repos

Alors, mousse et bulles débordent du jacuzzi
D’un lit de ciel
Puis s’échappent par la fenêtre
Colonisant un mur encore imbibé de soleil

Alors, peu importe les hirondelles sur un fil
C’est l’été for ever, un peu d’air brûlé traverse la moustiquaire.


Commentaires
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Jean de Pact   |2008-08-27 21:17:25
Bien aimé la mise en plis :)

Réponse de l'auteur :

Un petit forfait coupe-shampoing pour la prochaine fois, M'sieur Jean ? ;o)

Sylviane Kerivel  - Caressant   |2008-08-27 21:21:45
Valse tiède, mots de feu ... Qui retiennent la châleur dans le décor chuchotant de ce théâtre à ciel ouvert.

Réponse de l'auteur :

Ah Sylviane, s'appuyer la nuit contre un mur encore tiède du soleil de la journée, c'est vraiment bon, mine de rien. Merci pour tes mots chaleureux :o)

Georges Elliautou   |2008-08-28 10:33:19
Toujours ces images de soleil, de chaleur, de nuit écrites superbement.

Réponse de l'auteur :

Merci vraiment pour les nuits écrites superbement, Georges. On a des leitmotivs... La nuit par ex. ou la chaleur. Le côté éphémère aussi, d'où le for ever. Dans un bouquin de Nabokov (ses mémoires en qq sorte, mais à sa façon, ça ne peut être ni ennuyeux ni vieillot), il raconte un moment superbe et conjure la réalité, le temps, en écrivant "rien ne changera jamais, personne jamais ne mourra..." en nous persuadant du contraire (de l'ironie ? Non plus... Du "Nabokov", plutôt. Bon mais je m'égare. Merci pour ton commentaire :o)

Claude Cordier   |2008-08-28 18:26:51
La nuit écrivain trace ses tatouages de baisers.
trop beau, je songe à ceux de mes enfants magnifiques et libres.

Réponse de l'auteur :

Hum oui, les enfants, les tiens Claude, les miens... Les enfants :o)

Hervé G.   |2008-08-30 11:10:49
Ah, la pierre qui mousse, comme dit l'Hamas... (In ti, fada !)

Ici elle déborde de mots-mousses pas débutants pour pour un sou... un sou neuf... bien entendue !

;o)

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