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et repos du dernier
pauvre hère sans futur, je déambule sur Terre (« hère » entraîne toujours l’épithète)
un sac de colle à la main, je suis un sale métèque (« métèque » entraîne souvent l’épithète)
j’inhale le poison sans nulle autre raison (raison se suffit à elle-même)
me souvenant du temps où j’étais un poisson (nous venons tous du poisson)
la gueule béante, je regarde ton corps allongé sur le sable frangé de bleu liquide
où je me suis arrêté pour respirer enfin ta beauté ensoleillée juste sortie de l’onde
moi qui ai couru le monde et n’ai jamais rencontré que misère de la guerre, que supplice de la faim
moi qui étais parti avec la soif de savoir si les hommes étaient bons derrière quelque horizon
je m’approche de toi, l’inconnue sur la plage je voudrais faire l’amour puisqu’il n’y a plus d’amour
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