Je la déteste et pourtant En la regardant bouger Ce soir sous les lumières Je rêve d’être moi aussi Une petite salope Pour ne plus rester là Le cul posé sur mon silence A remâcher mon besoin D’amour
Pas bien compris : tu "la "regarde" bouger et puis tu rêves d'être toi aussi une petite salope? Lesbos?
Réponse de l'auteur :
Non non José, "je" la regarde et "je" rêve d'être comme elle, c-a-d délurée, séductrice, etc... Bref, pas coincée comme "je" ! Pas triste et seule comme "je", être une qui attire le regard des hommes comme elle.
PS : ne pas confondre mes "je" avec mon moi ;-)
Mireille
- Le bruit de talons que font les silences
|2008-02-17 12:00:41
Le morceau de texte "Le cul posé sur mon silence" est exactement réussi, Marlène.
Je "sens" bien cette diapoésie, dans son ensemble.
Je te fais passer un texte de Werner Lambersy (bien triste mais qui parle de ce silence...) : Que reste-t-il de la tendresse ?
Sinon cette lampe qui luit dans la rue
ce carreau qui regarde cassé
ce qui ne passe plus en ces maisons
qui écoutent le bruit de talons
que font les silences qui s'éloignent...
Réponse de l'auteur :
Superbe Mireille ! Merci pour cette découverte. Je ne connaissais pas ce texte et c'est tout à fait le genre de chose que j'adore.