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On a sonné à la porte et j’aurai du regarder par le jud...l’oeilleton mais je ne l’ai pas fait comme à mon habitude et j’ai ouvert sur un drôle de type parsemé de tâches de rousseurs au blaser bleu élimé constellé de pellicules.
J’avais à peine ouvert la bouche pour lui demander la raison de sa visite qu’il me repoussait à l’intérieur du meublé, diable, il savait s’y prendre pour entrer en matière. J’essayais encore, têtu je suis, à m’enquérir du but de sa visite mais sans plus de succès et quand il sortit avec sa main gauche de sa poche droite un chèque de la National City Bank tout en levant le menton comme s’il attendait une réaction de ma part, mes yeux continuèrent à végéter ; il me montra de son autre main, la droite donc, le chiffre 4, bien visible car il insistait sur l’écartement de ses phalanges, sans doute craignait-il que ma vue ne me trahisse. Le temps que mon cerveau ne me rattrape, il avait extirpé de mon portefeuille qui traînait comme à son habitude dans la doublure de mon imperméable, trois grands formats et quelques pièces (que je destinais pour l’essentiel à Joé le delicatessen délicat qui m’économise les faims de moi difficiles). Il laissa choir le marocain et, comme de bien entendu je me courbais pour le ramasser, son genou entrait en contact avec mon nez, son brodequin avec mes côtes. Il s’agenouilla, (je trouvais le geste fort civil), et me souffla d’un air qui trahissait une dent chagrine que je ne devais mon salut qu’à mon blaze (Jésus) mais qu’il fallait quand même pas trop tirer sur les clous. J’ai craché une incisive et j’ai zozoté que zézu z’est pas moi, z’est mon zolozataire, mais z’allais lui faire pazer le mezage. Zuré !
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