|
Réellement laide, je le suis devenue par sa faute.
Je vous livre les propos tenus par E. à mon égard, le jour de notre rupture.
Pemba, Tu devrais faire attention à tes cheveux, ils commencent à fourcher. Et cette couleur, ce brun, tu devrais en changer. J'ai toujours préféré les femmes blondes. Pemba, Ta peau mate me déplait. J'aurais préféré un teint laiteux, comme celui des suédoises. Pemba, Tu es trop grande. Mon fantasme, c'est Marilyn Monroe. Et tu ressembles à Monica Bellucci. Je déteste ce genre de femmes. Tu le sais, Pemba. Pemba, Tes yeux d'un marron triste en amande sont ternes. Je les aurais adorés noirs ou bleus. Pemba, Ta silhouette de plus en plus fine et galbée me fait penser que tu tombes dans l'anorexie. J'ai besoin d'une femme en pleine forme. Pemba, d'autres diraient de toi que tu es une femme modèle, fidèle, aimante, débrouillarde, autonome, une maîtresse de maison. D'autres ne s'ennuieraient jamais avec toi, toujours souriante, pleine d'humour. Moi ça m'agace. Je te voudrais blonde, voyante, insolente, potelée, instable, imprévisible, arrogante, vulgaire. Et tu es tout le contraire. Le fais-tu exprès ? Arrête ces pleurs inutiles et exaspérants. Grossis un peu, renseigne-toi pour avoir vraiment une forte poitrine. Tu vois bien que notre couple s'étiole. Nous n'irons pas loin ainsi. Je préfère te quitter dès à présent. Je sais que ces efforts-là tu ne les feras pas. E.
|