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Janvier l’atrabilaire mordait à pleines mâchoires cette année là dans le futur ingrat de Jeanne.
Poupée rubiconde et fantasque, collectionneuse de pattes d’araignées, conservatrice en chef de huit cent trente neuf rêves érotiques soigneusement archivés, classés, répertoriés dans son cérébral Fichet-Bauche cadenassé Tylénol génération Diazépan qui tapisse son ego de cogito atypiques, rebelle entre lignes et images, au virtuel flouté VS réel de filou, Jeanne émarge entre brumes et Brouilly mais jamais avant quatorze heures, ce qui laisse une marge acceptable de quelques minutes à celui qui voudrait l’aborder, voire plus si avinité. Ah, ne faite pas dire ce que j’ai pas dit ! Jeanne en janvier avait encore un avenir, au printemps c’était une autre chanson. Vous savez quoi, elle n’avait qu’un mot à dire mais elle bloquait sur ce mot alors elle restait en marge de la promotion, un peu comme le parisien regarde passer le métro d’un oeil faussement goguenard mais si authentiquement bovin ; oui, c’était cela Jeanne au printemps, encore un peu d’envie mais seulement le jus de se dire « je prendrai le prochain » en même temps qu’un nouveau Jules, histoire d’anesthésier ce qui restait d’elle entre deux oreillers ; juin adipeux de ses diurnes minutes obscènes la força à un forage en Soi profond duquel elle retira trois regrets factices, une fausse dent contre sa chienne de vie, deux levrettes sous (mauvaises) influences et quoi...un train nostalgie, un os à ranger et surtout un rien de mieux en attendant de se coucher dans l’herbe et regarder passer les étoiles filantes.
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