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une chevauchée américaine |
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Jake nous réveille avec une bouteille d’Absolut givrée. Jake est un monstre sacré. Il dit : « Pas fâché de vous avoir rencontré les gars » tout en souriant. Tout en plantant ses grosses molaires dans le bouchon.
Il nous refile la Vodka et on savoure. On n’échange pas nos impressions. On bouge. (Si tu bouges pas tu t’enroules, tu finis par te bouffer toi-même. Si tu transformes pas ton énergie en acte)
Virus prend le volant, il dit : "je suis un excellent conducteur". Dehors ça cogne dur. Les passants ont l'air épuisés sous la névrose géante du soleil. On bouge. (En gros tu dois te comporter comme l’aiguille d’un voltmètre affolée par mille parasites.)
Twisted photographie deux nanas dans une Coccinelle et se brûle avec l’appareil. On reste à hauteur. Les Madames portent de beaux foulards figurez-vous.
"Une chevauchée américaine sous narcotiques, Ladies, voilà ce que moi je vous propose" roucoule Preacher à leur intention. (Elles se sont garées sans l’ombre d’une hésitation. Les riches sont de plus en plus cordiaux, c’est un fait de société, et je me réjouis de constater que le monde cherche à s’améliorer.)
"Fais tourner, espèce de petit enculé de séropo !" hurle Jake à Virus (qui se marre) avant de s’en mettre plein le blaze. On a chaussé les Ray-Bans, on fait briller nos dents et Preacher leur à foutu la trouille avec sa voix de dingue ; les voilà toutes perturbées.
Plus tard, l’une d’entre elles ose un rire tordu. On lui fait gicler l’acide sulfurique dans les yeux et Virus mord son bras en criant : Allah Ouakbar !!!
Putain, on s'étouffe encore de rire 20 kms plus loin quand la plage s'ouvre devant nous comme une voie lactée.
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