|
Rassure-toi, rassure-moi. |
|
J’aime lire. Pourtant je me méfie des mots. Ils sont parfois traitres, blessants ou incompris. La langue est riche. Mais pour exprimer les sentiments, elle manque de nuances. Il faut parfois écrire un livre entier pour se confier.
Rassure-toi, rassure-moi, je suis convaincu qu’au bout de ces lignes, je n’aurai pas tout dit. Je devrai encore t’écrire, te voir et te parler. Hier tu as dit : Je n'ai rien à offrir. Trop tard, c’est fait. Tu m’as offert ton sourire et ton écoute. Même si tu le voulais, tu ne pourrais pas effacer ces quelques heures. Auxquelles je repense avec bonheur. Bien sûr cette phrase peut se comprendre autrement. Parler, écouter, rire ensemble, est-ce suffisant pour continuer à se voir comme je l’espère ? Je ne suis qu’un homme et tu es une femme très attirante à mes yeux. Je ne veux pas te perdre et je ne peux pas te mentir. Comment empêcher mon imagination de s’arrêter sur des épisodes beaucoup plus sensuels? Je ne le désire d’ailleurs pas, tant que je considère que je suis sain d’esprit. Mais je ne veux rien brusquer et je ne veux rien casser. Tu as une famille et j’en ai une autre. Tu soignes tes blessures et il ne faut pas en risquer d’autres. Et moi je ne veux pas faire souffrir ceux que j’aime. Aussi longtemps que tu seras d’accord avec cela, que tu m’accepteras tel que je suis, je ne te demanderai rien de plus que ce que tu m’offres déjà. Parfois par jeu ou par omission je sais déjà que je franchirai les limites que je viens naïvement de me fixer. Je t’en prie alors, ne m’en veux pas et remets-moi simplement à la place que tu désires que j’occupe à ce moment dans ta vie. Je l’accepterai comme un nouveau cadeau et une marque de confiance. Je te souhaite d’aimer et d’être aimée.
|