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Quelles gemmes sont plus belles que les pores de ta peau?
A toi, mon aquarelle qu’on a peinte au couteau. Je m’enfonce dans ta peau, tout en ombre et lumière Dans ta peau profonde Le moindre de tes pores est une impertinence Un défi au bon sens, larme d’éternité Je suce ton bras gauche, jusqu’au-delà du derme Et tu fonds sous ma langue et me livre ton âme Tu fonds comme un bonbon, je suce comme on tête Je me redresse et regarde ton corps J’ai tant à deviner encore, tant à parcourir De toi mon aquarelle qu’on a peinte au couteau
Je caresse tes doigts et tes pieds et ta tête Alouette, gentille alouette Je bâtis sur ta peau des châteaux, des empires Suçotant parcimonieusement M’enfonçant en tes limbes Crevant la peau sans déchirer Ta peau à toi, mon aquarelle qu’on a peinte au couteau
Tu sais, il est des corps que la chimie marie Là, sur ton bras droit, à l’encoignure, je sens Battre ton cœur Je regarde. Te voir est un bonheur dont je te remercie Je m’enfonce en toi dans les méandres de ta chair Plus loin encore, le son se fait plus fort. Au dessus, tes yeux dévisagent ce grand dadais qui te suçote l’épaule Ils croisent les miens, épanouis. Toi, mon aquarelle qu’on a peinte au couteau.
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