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parce qu’au départ c’était ta peau qui était impeccable et lisse comme une peau juvénile préservée, mais que ta peau c’était anecdotique et je m’en suis douté dès le premier coup d’oeil,
parce que je m’égarais là où l’herbe est dense et verte et bien taillée, là où les arrosages automatiques se déclenchent dès la fermeture, derrière les grilles quand y a plus personne, l’herbe, ces grands pans verts biaisés dans les angles et sans point de fuite, des perspectives écrasées et nous qui collons à ce décor comme la mouche sur la vitre,
parce que les sentiers du parc se courbaient, se tordaient d'un sens l'autre en sinuosités vicieuses, me rattrapaient de tout leurs gravillons, des sentiers de langues râpeuses qui me léchaient,
parce que les ronces poussaient ça et là en salissant tout ce beau travail, que les gardiens me tapotaient l’épaule en me chuchotant que les ronces n’existaient plus depuis tellement longtemps,
parce que tu l’incarnais toute entière à ta façon, ta silhouette, ton maintien, ta démarche et tes fringues mais aussi les choses qu’on voit pas, celles que chacun inspire à sa façon,
voilà pourquoi.
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