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Friche triangulaire Place de Jaude
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Écrit par Albert
  
that's the story of my life
that's the difference between wrong and right


Punk sexagénaire
Devant le Champion
Chante les Stones
Sous le soleil mou

Allons bon
Gueule pétée par la gale
Sirote une valstar
En appelle à des Sid Vicious imaginaires :
Vise un peu mes bras mangés par le soleil !
Et mes tatouages qui coulent !
Et mes Rangers qui fondent !
En filigrane, le bonheur, ce flot subtil
Le bonheur encravaté sur le trottoir
A petits pas de compte à rebours
En somme, rien d’interdit,
Même une triste conversation,
Mais que dire ?
Le punk pourrait gueuler à son chien de sauter sur mon costard.
- Laissez-moi vous expliquer quelque-chose :
Le monde n’est plus (ce qu’il était),
Les bars franchisés ont envahi les centres-villes,
On ne voit que des plaques dorées à l’entrée des immeubles,
Avocats, Thérapeutes,
Promoteurs immobiliers, Syndicats,
J’ai vendu mes vinyls pour m’acheter ma première voiture,
La faute aujourd’hui ne se rejette plus sur l’autre, elle s’oublie,
Elle s’évanouit dans la raison,
A San Fransisco les Beatniks n’ont pas annexé Market Street…

Ce sera mon poème social
Une odeur d'échappement flotte sur Clermont
Je rentre chez moi
je vais pas parler au punk
Je vais faire le tour
Ma nostalgie un chouia mal placée
Elle aussi fera le tour

Entre le cœur les clopes et l'étui à lunettes

Un grillage avec un trou mène à une friche triangulaire Place de Jaude
Punk sexagénaire
Devant le Champion
Chante les Stones
Sous le soleil mou

Commentaires
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catox   |2008-07-24 16:32:24
très bon. tu es où en vacances?

Réponse de l'auteur :

Nous parlons ici de la ville de CLermont-Ferrand, où j'ai passé quelques heures avant-hier, pour mes vacances, j'ai choisi Leroy Merlin, à cause de leur pub avec les brouettes et les truelles gonflables, ils m'ont fait rire, et vous ?

Caroline...   |2008-07-24 19:17:01
Les trois dernières strophes ont ma préférence pour le rythme,les images,le tempo.Il y a qqchose dans le début qui ne m'accroche pas.sorry

Réponse de l'auteur :

Ok, nous verrons, relecture bientôt, ça pourrait bien s'avérer fatal...

Luc Akicia  - the fabulous pain killer   |2008-07-24 22:02:16
C'est bien, un rythme qui se rapproche de Prévert au début, la phrase qui chute sur un bout d'autre. La fin est plus, comment dire, moins... moins, quoi.

A extraire :

On ne voit que des plaques dorées à l?entrée des immeubles,
Avocats, Thérapeutes,
Promoteurs immobiliers, Syndicats,
J?ai vendu mes vinyls pour m?acheter ma première voiture,
La faute aujourd?hui ne se rejette plus sur l?autre, elle s?oublie,
Elle s?évanouit dans la raison,
A San Fransisco les Beatniks n?ont pas annexé Market Street?

ça c'est très bon.

Réponse de l'auteur :

... moins dense, c'est vrai, un peu plus chansonnette, c'est mon impression aussi. Caroline, elle, a préféré la fin, si on faisait une compil ? Enfin, voilà un texte qui va m'emmerder, je le sens. A+ luc

José Verleyen   |2008-07-24 23:03:58
Pourquoi t'as pas laissé le chien du punk sauter sur ton costard?

Réponse de l'auteur :

Parce que mon costard aurait pu faire mal au chien, mais la question est intéressante, merci José

Georges Elliautou   |2008-07-25 11:57:59
Un sexa sous le soleil mou et une odeur d'échappement.
J'ai me le tout.

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