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A supposer que le monde tombe, qu'il tombe trop vite pour qu'on s'en apercoive. A supposer que le tumulte succédera aux rêves, qu'une faille vienne éloigner deux continents, alors je serai là, et chaque minute sera une véritable, nouvelle.
Et des quatre étoiles en pagaille, des jets privés sur des tarmacs, des accolades de politiques, de prêtres, d'entrepreneurs batisseurs syndiqués, tous partenaires plus sociaux que ma race,
mais s'il faut ma main dans la leur...
A supposer que le monde soit debout, demain, à supposer que l'image bouge, tu le sais que je serai là, même si je suis loin, sous le parapluie des champs de mine, dans les rues de toutes les villes du monde, du nord au sud et les armes à la main, sur l'épaule, à Bagdad comme à Jérusalem, sous les bombes, qui résonnent à mes oreilles,
je serai là tu le sais, je reviendrai.
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