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Un petit clin d'oeil à Claude qui nous fait bien rire avec son immeuble en folie.
Machin ! Y’en a ras de bol de supporter ta ménagerie. Y’a pas que les odeurs, y’ ale bruit à toute heure de la nuit. Et puis cette promiscuité est insupportable. Croiser une chauve-souris dans l’escalier passe encore, elle me frôle, elle pue, elle chie partout, mais y a pire, croiser un cobra. Non mais ! On est pas dans un cirque, je ne te cause pas du tapir qui a failli me renverser ni de l’otarie ou phoque en pointillés qui se fout de ma gueule. Alors je te préviens, Machin, si tu ne me vire pas tout de suite tout ça, je te déménage au C4. Signé : Anonyme.
Monsieur Anonyme ! Votre lettre m’a causé beaucoup de peine. Ce qui m’ennuie le plus c’est que je ne sais où envoyer ma réponse. J’ai bien pensé au voisin du deuxième, le petit gros visqueux, sale, myope comme une taupe avec ses culs de bouteille, à moitié sourd, mais je ne vois pas en quoi une quelconque odeur pourrait le déranger ni comment il parviendrait à entendre quoi que ce soit. Les vibrations me direz-vous. Il émane de ce sinistre et glauque individu tant de mauvaises vibrations que cela me semble impossible. Je pense donc poster mon courrier dans le local poubelle qui doit sans aucun doute être votre lieu de résidence.
Machin ! Tu me gonfles grave, je vais monter te faire la peau.
Anonyme du deuxième, je vous attends de pied ferme, mes cobras se feront une joie de vous recevoir.
Oui, me direz-vous, et la chute ? Du cinquième, sous l’impulsion du tapir, elle fut spectaculaire.
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