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Sans prétention, je vous soumets ce texte. J’espère ne pas réveiller le grand poète humoriste, humaniste que fut Raymond de son vivant. Tant il est vrai qu’il écrit moins depuis sa mort. Ca mord moins qu’avant doit-il se dire la haut.
Je la regardais virevolter autour de moi me demandant ce qu’elle pouvait bien me vouloir. Je commençais à me sentir un peu gêné, il faisait chaud et je transpirais à grosses goutes.
Je regardai autour de moi. Personne pour me surveiller. Je m’enhardis, me levai, desserrai le nœud de ma cravate, histoire de me donner un air faussement décontracté. Elle me tournait autour, j’en fis de même et nous tournâmes ainsi une heure durant, chacun guettant l’autre, l’air de rien. Tout à coup je me trouvai face à elle et elle, face à moi. Nous avions tous les deux à faire face à la situation et ce, sans perdre la face. J’aurais bien voulu vous y voir, vous qui riez bêtement de ma mésaventure. Elle fit un pas sur le côté, je fis de même, je n’allais pas la laisser filer, le sort nous avait fait nous rencontrer, il me fallait en profiter. Il me fallait une idée pour m’en saisir, je m’en saisi. Elle n’était pas à moi, je la fis mienne. Epouser l’idée d’un autre n’était pas pour me déplaire si l’idée me plaisait... Elle me plaisait. Nous nous plûmes mutuellement et je pris ma plume pour la coucher sans idée préconçue. La nature fit le reste. L’idée fit son chemin et de fil en aiguille accoucha d’une idée, d’une idée qui était mienne. Moi et mes idées nous quittâmes heureux ce coin de paradis, cet endroit merveilleux ou fleurissent des idées voletant comme papillons autour des poètes égarés. Vous n’avez pas idée du plaisir que me donna cette idée.
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