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à Hitchcock
Depuis que des décennies durant les hommes détruisaient les espèces autres que la sienne, par égoïsme, inconscience et avidité, ne demeurait de celles-ci que d'ultimes représentants décidés à supprimer les humains pour tenter de sauver la planète en perdition.
Une intelligence collective avait émergé de l'instinct de conservation de ces êtres désespérés. Des décisions avaient été prises, des stratégies mises en place. Il ne restait plus qu'à les appliquer. Il fut décidé d'éliminer en priorité les citoyens des pays riches, lesquels, avec leur hyperconsommation et leur gaspillage éhonté, précipitaient la planète à sa perte. On fit le compte des opérations à mener, des tactiques à adopter, des espèces à enrégimenter. Puis on privilégia la somptueuse résidence d'un de ces tristes sires pour un premier essai qui donnerait un aperçu autre que théorique de la myriade d'assauts qui suivraient…
Le temps était à la pluie. Le susdit fermait le toit de sa demeure, lorsque le léger bourdonnement cessa. Le voile translucide était bloqué à mi-course ! Et les nuages s’amoncelaient, devenaient noirs !
Il balaya le système avec la caméra adéquate, zooma sur l’endroit précis où se bloquait le galet dans sa rainure. C’était un oiseau qui entravait la fermeture.
“Encore un suicide !”, s’irrita-t-il.
Mais cette fois-ci, ce n’était pas le cas. Derrière les nuages, une nuée de ses pareils se disposaient pour l’attaque.
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