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dans cent ans peut être... |
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...peut être...
Dans cent ans peut être que je serais encore là. Avec ma poisse, ça doit être possible. Sans ailes toujours pour m’envoler. Et sans même le courage de le croire. Je serais là, debout, assise, ou couchée dans mon ombre. De peur qu’on ne me voit. De peur qu’on ne me touche, de peur de sentir encore ma peau brûler de ce contact adipeux. J’écrirais peut être un peu moins, mes doigts usés et la pensée endormie. Je serais presque calme. Et toujours ce ciel me poursuivra. Ce bleu, le jour ou la nuit, caché derrière le gris de mes yeux, je le décèlerais toujours au dessus de ma tête. Il envahira toujours mon esprit, mais lasse, je ne battrais que peu. Je laisserais un peu me pénétrer. Lentement, par mes oreilles et mes yeux, il m’envahira, toutes les couleurs sous ma peau me feront regretter ces contacts brûlants d’autres fois, d’autres mains. Mais je saurais vraiment, véritablement qu’il n’y a rien à savoir. Alors, je pourrais enfin m’envoler. Je fermerais les yeux. Le ciel m’envolera. »
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