|
...
Il y a un autre homme dehors sur le balcon qui lève les yeux à la lune, il me dit qu’elle est formidable et moi je réponds rien, il ajoute que ce qui est vraiment fantastique c’est qu’elle stabilise l’axe de rotation terrestre. Je m’éloigne dans la nuit.
Puis, je ne sais comment, je me retrouve assis à la terrasse d’un inconnu où des tas de gens ordinaires s’enthousiasment les uns les autres. Comme je ne trouve rien à dire je me lève et passe un disque de Wagner sur la chaine de l’inconnu. Les gens autour de moi me demandent de baisser le volume. La nuit m’engloutit.
Après il y a un mec affolé qui me parle, on est tous les deux sur le trottoir orangé d’un boulevard et son visage est incroyablement proche du mien. Ses yeux vont à droite et à gauche très rapidement, il répète à l’infini des mots incohérents. Il a terriblement peur. La proximité de sa bouche et de son nez me sont intolérables. Je disparais dans la nuit.
Une femme me prend par la main, on s’allonge et j’ai chaud. Elle me déshabille, commence par me retirer la chemise, délace mes chaussures et fait glisser mon slip. Elle m’embrasse, la bouche, la poitrine, le ventre. Mon sexe durcit, j’ai pas envie de m’enfuir. Je m’éparpille dans la lumière.
|