Clarence Singapour... J'avais pensé choisir ça au hasard et finalement ça me plaît bien comme pseudo. C'est même le pseudo absolu. Arbitraire, déraciné, asexué. Et en même temps Singapour, comme ça, ça sent les voyages en jonque au coeur de la jungle urbaine, ça sent la bière tiède et les néons des bordels. Singapour c'est le lieu qui n'existe pas, c'est la peine de mort chez Disneyland, une Babel inodore, une drôle d'enclave pour de drôles d'esclaves du capital, une drôle d'escale. Et Clarence ? Il picole sur le toit en tôle de la jonque en dessinant la ville.
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