Petit-neveu de Dieu, il se pose continûment la question de savoir s’il va sortir l’humanité de l’ornière. Son premier vagissement fit trembler d’extase la planète. Il n’en ressentit que l’impatience de tenir une plume pour chatouiller la suffisance des humains, afin que ceux-ci se ridiculisassent devant l’Univers jetant un regard lointain, quoique stupéfait, sur notre grain de poussière.
Son certificat de fin d’études acquis dès la maternelle lui permet de tenir la dragée haute aux soi-disant génies se targuant de refaire le monde.
Il change systématiquement l’eau en vin, considérant que celle-là est trop polluée. Ce pourquoi son verbe se fait cher, vu le prix inconsidéré de cette boisson pourtant agréée par Noé lui-même – un de ses cousins du Périgord pourpre.
Son destin est de partir en fumée afin de signifier aux hommes qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Et, par là même, leur montrer que le réchauffement climatique n’est dû qu’à l’incandescence de sa nature divine. Ou, plus modestement, que ce réchauffement résulte de son cœur embrasé qui refuse obstinément d’embrasser d’autres que lui-même. Ce qui n’est pas une mince affaire, vu que ses bras lui tombent devant la vanité de ceux qui aimeraient être son semblable. Un cœur qui a des bras !... N’importe quoi !
À plus. Je vais me gorger d'héliotropes. |